dimanche 5 février 2017

Revenir vivre dans sa province de naissance et être une immigrante!

Je sais, ça fait un bout que je n'ai pas écrit... Normal, je suis dans un tourbillon depuis mon retour au Québec. Je ne pensais pas que c'était aussi intense revenir vivre au Québec, même si tu es native de la place, mais il semble que le gouvernement du Québec, lui, il trouve ça correct de te placer dans la case... Immigrante! Mais, c’est un sujet tabou! Chut...

Il ne faut pas dire que les divers paliers du gouvernement ne se parlent pas. Que même si tu présentes des papiers à la SAAQ pour les immatriculations, il se peut que pour ton permis, ça ne passe pas! Ah oui et tu ne peux pas faire les deux en même temps, ce n'est tellement pas la même chose, tu dois prendre deux rendez-vous! 

J'aime beaucoup aussi l'assurance-maladie du Québec qui me demande de prouver mon identité et qui me donne une carte juste bonne pour une année! En plus, il ne devrait pas avoir de délai comme mon conjoint est militaire, mais avec toute la tâche admirative.... Laissez-moi en rire, j'ai reçu ma carte en décembre! Soit deux mois, après le délai de 3 mois, dit normal! 

Mon top est avec Retraite Québec qui gère aussi les prestations pour enfants... Je dois prouver que mes enfants demeurent bien avec moi et mon mari, leurs parents biologiques. (enfants de 11 et 12 ans). Ils pensent que nos enfants demeurent ou? Sérieux, je suis encore sous le choc de cette demande! Je ne pensais pas que ça pouvait être pire! Il fait quoi le Québec avec mes papiers après 4 ans! Ils ne se parlent pas entre ministères/départements, alors c'est à tous les endroits! Je dois même me présenter dans un CLSC pour me faire authentifier avec mon certificat de naissance et deux pièces d'identité... 

Je pense que ce qui est très frustrant, c'est que mon mari sert son pays! Mais il semble que malheureusement, le Québec ne fait déjà plus partie du Canada "administrativement", il est prêt pour devenir indépendant et il se casse la tête et dépense un tas de $$ pour des étapes qui sont si faciles si je compare à notre "welcome Alberta" . Je me demande comment le Nouveau-Brunswick va nous accueillir. 

Je ne vous parle pas des soins de santé ici... Ce n'est pas un secret que ma fille doit voir un médecin, mais l'accès est terrible ici, alors, voilà, je vais sortir mon argent et me rendre au privé et je suis chanceuse d'avoir les moyens de le faire. 

Il faut l'avoir vécu pour le comprendre, parce que c'est plate, je ne peux pas en discuter vraiment... Beaucoup pensent que c'est une super méthode pour protéger son pays... Le Québec! Mais, il est presque plus facile d'être un vrai 'immigrant' que québécois de naissance. 

Chéri, tu me déménages quand ? C'est quand même ça la vie de conjointe de militaire! 

vendredi 11 novembre 2016

Le jour du souvenir...





Aujourd'hui, c'est dans les larmes que se passe cette journée du souvenir... Mes enfants peuvent comprendre ce que ça représente être un militaire, mais ils réalisent aussi leur implication en tant qu'enfant d'un militaire.

Au retour de la commémoration sur la base pour Pénélope et à l'école pour Vincent, tous les deux sont entrés dans la maison en larmes et partageaient les mêmes mots... Papa me manque juste trop!

Le militaire est absent depuis le 20 octobre et il ne sera pas de retour avant le début décembre, les enfants savent que c'est important qu'il soit entraîné, déployé et prêt à servir son pays. J'explique que cette journée est aussi pour nous, que les moments que papa est absent servent à une plus grande mission, celle de vivre libre, qu'ils sont chanceux de vivre au Canada, mais que plusieurs n'ont pas cette chance de naître avec cet avantage.

Oui, les absences sont lourdes à porter pour des enfants et pour moi aussi, je dois rester forte et positive.

J'ai expliqué aux enfants l’importance de ce que papa faisait et ce qu'il a fait dans le passé aussi lors des missions.

Vincent : " Je pleure, oui parce qu'il me manque, mais aussi parce qu'il peut en mourir. "

Alors, c'est encore plus important en cette journée de se souvenir des hommes et des femmes qui ont fait le sacrifice de leur vie pour les valeurs de notre pays.

Je suis la fière conjointe d'une militaire qui commence sa 21e année dans les forces armées canadiennes...





mardi 8 novembre 2016

Ici, vous êtes chez moi...






Ici, c’est chez moi… mon journal intime que je partage avec les lecteurs. Il est un endroit où mes pensées peuvent exister sans censure. J’ai le droit d’écrire ce que je perçois des situations, de vivre mes émotions sans tabou et jugement.

Mes écrits ne sont alors qu’une vision, qu’une vérité… La mienne. Elle est la bonne pour moi parce que c’est la mienne. Je suis libre de spéculer ce que je veux et ce qui me satisfait. Tu peux partager la tienne sur mes sujets, mais je t'invite à rester respectueux et si tu ne l'es pas, j'ai le droit de supprimer, c'est comme te mettre à la porte... 

La vie est trop courte pour ne pas décider d’être heureux, pour ne pas savourer des bouchées de bonheur! Acceptez-vous, aimez-vous, pardonnez-vous de ne pouvoir être parfait et aimé de tout le monde. Devenez celui que vous souhaitez sans la permission des autres. Jamais personne ne pourra penser exactement comme vous, car VOUS ÊTES UNIQUE!

dimanche 6 novembre 2016

L'après mutation...



Depuis mon retour au Québec, je peux affirmer que je trouve ça difficile émotivement...


Ce n'est pas évident de revenir dans votre vie, dans vos bobos qui sont les mêmes qu'avant mon départ. Votre situation malheureuse qui perdure depuis longtemps et vous aimer vous rouler dedans... J'ai le recul pour voir que se plaindre sans changer les choses, c'est désirer rester comme une âme en peine. Je n'ai pas l'envie de rencontrer des gens et surtout pas les générateurs d'attitudes négatives qui sont incapables de voir le beau. Je n'ai pas de temps à perdre avec les mauvaises vibrations.


La vie au Québec va vite, elle va si vite que tu ne penses même pas être un minimum gentil avec les autres. La courtoisie est une espèce qui est rare dans la ville de Québec et c'est aussi un choc dans le milieu de l'éducation. Des fois, je voudrais qu'un stage hors Québec soit offert à certaines personnes, il me semble qu'un peu d'ouverture serait bénéfique.


C'est toute une étape de revenir "à la maison" et de ne pas sentir que je suis chez moi. C'est un deuil que je dois faire... Je suis Canadienne, mais je ne me sens plus québécoise...


vendredi 4 novembre 2016

La générosité



Je suis normalement une personne généreuse, je pense même que c’est une de mes plus belles qualités, mais être un être généreux, c’est aussi accepté de donner, non pas ce que les autres attentes de toi, mais ce que tu es en mesure de leur offrir... 

Souvent, il y a les faux généreux, tu sais ceux qui pensent qu’ils donnent, mais qui en fait utilise la générosité pour contrôler. Ce type de « généreux » souhaite que la générosité qu’il pense offrir aux autres soit partout étalée et il ne se cachera pas pour vous rappeler ce qu’il vous a donné... Je n’accepte pas ce type de généreux, je peux les voir venir de loin et je ne voudrais pas avoir le sentiment de devoir quelque chose à quelqu’un, c’est souvent pour ça que j’aime mieux « m’arranger » toute seule. 


Pour moi, la générosité se passe dans le silence quand ça fait du bien, quand l’autre le demande, mais c’est aussi généreux de dire non, parce que parfois tu as besoin d’être généreux avec toi-même. 


Quand tu donnes dans le but de recevoir, ce n’est pas être généreux. Il faut donner parce que ça vous fait du bien, parce qu’au fond de vous, vous pensez que c’est la meilleure chose à faire. 


Alors, avant d’être généreux avec quelqu’un, posez-vous la question? Je le fais pourquoi? Si votre réponse est pour recevoir de la reconnaissance, il vaut mieux ne pas donner, mais si vous êtes prêt à le faire dans le silence... Soyez doublement généreux! 




Love 

samedi 11 juin 2016

Changer pour moi et aussi pour la femme que tu deviendras!



Depuis quelque temps, je dirais plus d'un an, je me questionne beaucoup sur la femme que tu vas devenir ma belle Pénélope... Toi, qui avec tes 11 ans, tu me regardes, moi, ta mère et tu aimes suivre mon exemple. Mais, est-ce que je suis vraiment la femme que j'aimerais que tu deviennes? Quand, un gros non, bien clair est apparu dans mon esprit, j'ai compris que je devais changer pour te donner l'exemple à suivre. Je sais que tu trouveras tes marques, tu forgeras ta propre identité, mais je pense que j'avais aussi le devoir de te donner des pistes pour devenir meilleure. Alors, je me suis demandé ce qui me dérangeait parce que souvent, ce sentiment est le point de départ pour changer quelque chose dans sa propre vie.


Les selfies... Trop, c'est comme pas assez! J'ai décidé de ne plus afficher autant mon visage et encore moins mon corps. Quand, j'ai besoin d'un "boost" pour mon ego, c'est mon mari qui reçoit un texto... Mais, ce qui se cachait derrière était encore plus profond. Je devais aimer tout de moi, pour ne plus avoir besoin que quelqu'un d'autre me dise que je suis belle. Alors, mon instagram n'a presque pas de selfies depuis 1 an et si oui, c'est pour montrer mes nouveaux cheveux ou partager ma joie! Mais ce n'est pas pour demander de me dire que je suis siiiii belle! Parce que je le pense de moi, maintenant. Je ne me dis pas que je vais complètement arrêter, mais je pense plus quand je m'expose au message que je veux envoyer.

Le résultat de ce changement, ma fille ne fait presque plus de selfies et elle a complètement changé son compte instagram pour partager la beauté de la nature. Aucune discussion sur le sujet, rien, nada! Sa propre initiative et je peux dire que j'en suis bien heureuse.

Il y a plusieurs autres changements qui l'influencent en bien, mais celui-là est le plus évident. J'espère aussi que ça va influencer mon fils, dans ce qu'il va rechercher chez une femme. Mais le plus important, je suis fière de changer en moi ce qui faisait que je ne m'aimais pas!

dimanche 3 avril 2016

Ton prof à découvert comment t'aimer...



Je suis certaine que le titre vous intrigue et il fait suite à cet article sur mon blogue...

Ton prof t'aime pas!

Nous avions une rencontre de parents avec les enfants pour qu'ils puissent nous présenter leur classe et accomplissement. À  la fin de cette rencontre, la professeure de Pénélope est venue nous dire devant elle combien Pénélope avait changé et c'était "amélioré" dans son comportement, car elle est apte de suivre les règlements de la classe. Elle parlait avec fierté et elle a aussi compris que Pénélope ce n'était pas Vincent... Une nuance très importante pour aider Pénélope à évoluer.

Pénélope était très heureuse d'entendre son enseignante la féliciter devant nous, parce que je sais les efforts que ça lui demande.

Je ne regrette pas ma discussion avec son enseignante sur l'importance de ne pas avoir son enfant dans sa classe et aussi sur la différence entre les enfants d'une même famille. Son enseignante m'a remerciée d'avoir travaillé avec elle pour que la situation change et pour les éclaircissements.

"Teacher's plant learning seeds"